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Publié le par Samir Svet

David Stockman – Ex de l’administration Reagan alerte d’un effondrement financier entre Août et Novembre 2017
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Si cet ex-fonctionnaire de l’administration Reagan a raison, il se pourrait que nous assistions au prochain grand effondrement financier d’ici la fin de l’année 2017. Selon Wikipedia, David Stockman « est un auteur, ancien businessman, ex-représentant républicain U.S de l’État du Michigan (1977-1981) et ancien directeur du Bureau de la gestion et du budget (1981-1985) sous la présidence de Ronald Reagan . « Il a fréquemment été interrogé par de grandes chaînes d’informations telles que CNBC, Bloomberg et PBS, et son opinion est très respectée au sein de la communauté financière. Comme d’autres analystes, Stockman pense que l’économie américaine est en grave difficulté et lors de sa dernière interview avec Greg Hunter, il a expliqué qu’il était convaincu que le S&P500 pourrait s’effondrer de 40% voire plus…

 

De toute l’histoire, on a jamais vu un marché être autant survalorisé. C’est fou !!! Je pense qu’il pourrait facilement plonger à 1.600 points voire jusqu’à 1.300 points – (S&P500). Ce qui signifierait une chute de 40% voire même plus, une fois que le fantasme aura pris fin. C’est à dire, lorsque le gouvernement américain montrera son vrai visage et qu’il se dirigera vers un véritable bain de sang fiscal en essayant de mettre en place une bonne fois pour toutes, cette idée folle de stimulus budgétaire promise par Trump. Mais selon moi, cela n’arrivera pas. Ils ne peuvent pas imposer une réduction d’impôt aussi importante sans une résolution budgétaire qui incorporait 10.000 ou 15.000 milliards de dollars supplémentaires d’endettement au cours de la prochaine décennie. Cela ne passera pas au Congrès… on a jamais vu un tel sucker’s rally, plus rien n’est réel dans les marchés et cela va mal se terminer. « 

Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est ce qu’a déclaré Stockman au sujet du moment où un tel effondrement financier pourrait se matérialiser. Pour Stockman, s’il devait choisir le moment où le marché se mettrait à s’effondrer, ce serait entre le mois d’août et le mois de novembre 2017

Le S&P 500 va baisser de plusieurs centaines de points dans les prochains mois alors que nous glissons déjà vers cette crise inattendue… Je pense que cela interviendra entre août et novembre, car c’est à ce moment-là que la situation va déparer lorsque le trésor américain n’aura plus d’argent et que la question du relèvement du plafond de la dette se posera à nouveau et de façon urgente. Washington se retrouvera alors dans un énorme conflit politique autour du déplafonnement de la dette… Ce sera alors un bain de sang budgétaire gigantesque et sans précédent.

Cette interview a vraiment attiré mon attention, car ce sont exactement les mois au cours desquels se jouent les événements que j’avais dépeints dans mon roman intitulé The Beginning Of The End.

Nul doute que le système financier des États-Unis vit au delà de ses moyens et sur du temps emprunté, et ce pays ne pourra pas continuer à s’endetter autant et ce indéfiniment. En 2017, les intérêts de la dette publique américaine dépasseront pour la première fois les 500 milliards de dollars, et ce montant sera encore plus élevé l’an prochain puisque l’Amérique va probablement s’endetter de 1.000 milliards supplémentaires durant l’exercice en cours.

Parallèlement, les marchés financiers américains continuent d’atteindre de nouveaux records toujours plus délirants !

Les indices viennent d’atteindre un niveau jamais observé depuis les bulles de 1929, 2000 et 2007

Indices: Des P.E.R ultra-survalorisés… La bulle boursière n’a jamais été aussi grosse !

Regardez Tesla. Il s’agit d’une société qui a réussi à enregistrer une perte de 330 millions de dollars au premier trimestre 2017, et elle perd constamment des centaines de millions de dollars, trimestre après trimestre.

Et pourtant, le marché valorise Tesla à 48 milliards de dollars.

C’est comme si le monde marchait à l’envers où plus une société perd d’argent et plus les investisseurs pensent qu’elle a de la valeur. Des entreprises comme Tesla, Netflix et Twitter brûlent de gigantesques montagnes d’argent confiées par les investisseurs sans jamais faire le moindre profit, et personne ne semble s’en soucier.

Le marché des titres adossés à des créances immobilières commerciales est un autre secteur alarmant et commence à susciter l’inquiétude

Le pourcentage de titres adossés à des créances immobilières commerciales (CMBS) vient d’atteindre le seuil des 6,6% à la fin du mois d’Avril, selon les données du site Trepp.com. C’est cinq points de base de plus qu’au mois de mars, alors que le taux des titres adossés à des créances hypothécaires commerciales (CMBS) de Fitch augmentait de neuf points de base à la fin du mois d’Avril, à 3,5%.

Les taux de MBS (titres adossés à des créances hypothécaires) et de CMBS (titres adossés à de l’immobilier commercial) n’ont jamais été aussi élevés depuis 2015.

Durant la crise de 2008, les titres adossés à des créances hypothécaires ont joué un rôle majeur, et cette fois-ci, les titres adossés à des créances hypothécaires commerciales pourraient causer énormément de dégâts.

L’une des raisons à cela, c’est que les propriétaires de centres commerciaux font face à d’énormes difficultés. Le nombre de fermetures de commerces de détail en 2017 est en passe de battre de 20% l’ancien record, et Bloomberg prévoit que près de 93 millions de m² de surfaces commerciales fermeront ou seront utilisés à autre chose.

Inutile de dire que cela pose énormément de problèmes à ceux qui doivent louer ces espaces disponibles, et les niveaux d’endettement commencent à inquiéter.

 

En 2007 et au début de l’année 2008, beaucoup d’analystes avaient vivement alerté sur ces titres adossés à des créances hypothécaires, et annonçaient un effondrement financier à venir, puis une récession et ce malgré le mépris et les moqueries. Les gens avaient continué à leur demander quand est-ce que cette crise éclaterait, et des dirigeants comme en particulier, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, avait affirmé avec assurance que l’économie américaine ne connaîtrait pas de récession.

Mais, bien entendu, arriva l’automne 2008 et ce fut le désastre tant annoncé. Les investisseurs ont soudainement perdu des milliers de milliards de dollars, des millions d’emplois ont été perdus et l’économie américaine plongea dans aa pire récession depuis la Grande Dépression des années 1930.

Maintenant, nous nous trouvons au bord d’une bien pire catastrophe. La dette publique américaine a presque doublé depuis la dernière crise, la dette des entreprises a plus que doublé et tous les fondamentaux économiques des Etats-Unis ont continué de se détériorer.

La seule chose qui a sauvé l’Amérique de l’effondrement jusqu’à maintenant, c’est sa capacité à pouvoir emprunter d’énormes quantités d’argent, mais lorsque cette bulle d’endettement finira par éclater, ce pays sera alors confronté à un ajustement des valeurs extrêmement douloureux.

En réalité, je ne sais pas si le timing donné par David Stockman est bon ou pas et cela n’a finalement aucune importance.

Ce qui est important, c’est que des décennies de décisions complètement irresponsables ont rendu inévitable la plus grande crise économique de toute l’histoire américaine, et lorsqu’elle se matérialisera, aucun graphique ne sera capable de mesurer l’énorme souffrance engendrée.

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