Allemagne. La Bundeswehr, les traditions d’un passé… qui ne trépassent pa 20 mai 2017 -- Depuis quelques jours, les soupçons d’existence d’une cellule terroriste d’extrême droite au sein de l’armée allemande s’accumulent. De sorte que l’annonce de la mise en détention, cette semaine, d’un troisième militaire suspecté d’avoir projeté des attentats à caractère raciste est tombée comme un véritable coup de massue, peut-on lire sur le site de la Deutsche Welle. Il faut dire que 15 jours plus tôt, déjà, deux autres soldats avaient été arrêtés. Or d’après les premiers éléments de l’enquête, ces trois hommes projetaient ensemble d’assassiner une personnalité politique, impliquée dans le programme d’accueil des réfugiés décidé par la chancelière Angela Merkel (en septembre 2015). Un véritable «scénario de l’horreur», a notamment commenté, dans une interview accordée à la télévision, la ministre allemande de la Défense [Ursula von der Leyen, nommée à ce poste en décembre 2013; elle fut ministre du Travail et des Affaire sociales de novembre 2009 à décembre 2013; elle occupe des positions ministérielles depuis mars 2003]. Mais si la traque de ces militaires supposés appartenir à un réseau de soldats nazis fait couler beaucoup d’encre chez les éditorialistes, c’est surtout parce qu’elle révèle de très nombreuses failles. Le cas de l’un de ces soldats, en particulier, reste pour l’heure une énigme. Son nom: Franco Albrecht. Sur les photos, avec sa raie de côté et ses lunettes sur le nez, ce lieutenant de 28 ans n’est pas franchement le genre de gars que l’on remarque, note le Spiegel Online. Et pourtant, l’homme aurait pour la première fois attiré l’attention il y a trois mois. C’était fin janvier 2017, rapporte notamment Die Welt [un quotidien situé à droite.
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